Koléa-Bône.net : Forum consacré à Koléa  : 


                

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Auteur Sujet:   Cherchez l'erreur
Jacques Peyraud
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posté le 26-Feb-2006 17:45             envoyer un email a Jacques Peyraud               


Extrait du livre de Rachid Boukari "Cheikh M'hamed Bourahla et le style Kheloui", page 75 Editions du Tell, Blida ,2004,

"Ouvrage publié avec le concours du Fonds National pour la Promotion des Arts et des Lettres du Ministère de la Communication et de la Culture"

il a été l'objet d'une excellente critique lors de sa sortie en Algérie: http://dzlit.free.fr/rboukari.html
http://www.webchaabi.com/artistes/boura.html
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/12/04/article.php?sid=16450&cid=16

FÊTE DE LA JEUNESSE

La fête de l'indépendance du pays a lieu chaque année le 5 Juillet. C'est un événement. Elle draine la jeunesse de toute la région, Blida, Boufarik, Oued El Alleug, Zéralda, Douaouda, Fouka, Bou-Ismaïl et même Hadjout.
La partie centrale de la place de la mairie est clôturée par une haie de lentisques et d'arbousiers qui dégagent un parfum inoubliable. Des drapeaux verts, blancs et rouges flottent partout. L'accès au kiosque à musique tout décoré et illuminé se fait par une grande porte en arc de cercle qui rappelle celle de la foire d'Alger.
Tout débute la veille du 5 juillet par une retraite au flambeau à travers les rues de la ville, qui finit sur la place. Du haut de la mairie, est tiré un magnifique feu d'artifice. Puis l'apothéose, la soirée animée par «Cheikh Bourahla ». Dans l'orchestre du Cheikh, il y a l'inégalable Boualem Achour au banjo.
Les illuminations et la décoration sont traditionnellement confiées à Makboul Ahrned dit Kader le pharmacien, personnage entier et ami du Cheikh.


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Extrait du livre d'Albert Porcel "il était une fois...Koléa",pages 160-161,Edition Semaine de Provence, Marseille, 1986

LES FETES ANNUELLES

La fête de Koléa a lieu chaque année le dernier week-end de juillet. C'est un évé­nement. Elle draÎne la jeunesse de toute la région, Blida, Boufarik, Oued-EI-Alleug, Zeralda, Douaouda, Castiglione et même Marengo.
La partie centrale de la place est clôturée par une haie de lentisques et d'arbou­siers qui dégagent un parfum inoubliable. Des drapeaux bleu-blanc-rouge partout.
L'accès du bal se fait par une grande porte en arc de cercle, parfois double, qui rappelle celle de la Foire d'Alger. Tout débute le samedi soir par une retraite aux flambeaux à travers les rues de la ville, qui finit sur la place.
Le dimanche soir, du haut de la mairie, est tiré un magnifique feu d'artifice dont l'apothéose, « la cascade» embrase toute la façade.
Les illuminations et la décoration sont traditionnellement confiées à M. Louis Torres qui tire aussi le feu d'artifice et lance la montgolfière.
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Bluffant comme les coutumes peuvent se perpétuer ,immuables ,à travers le temps ...!

PS: j'oubliais de préciser que Castiglione s'appelle maintenant Bou-Ismail et que Marengo a pour nom Hadjout  ;)












Modifié le 26-Feb-2006 17:49 par admin
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Auteur Sujet:  
Mourad
 
  

posté le 27-Feb-2006 00:57     envoyer un email a Mourad                     
Salut Jacques!


Je n'ai pas eu le temps de lire en entier " il était une flois Kolea"; ainsi que  le livre de Boukhari sur le regretté Cheikh Bourahla, malheureusement sauf un extrait (merci pour les premieres pages). Pour le passage que vous avez mentiennez, erreur? copie? Inspiration? je n'en sais rien.


1986, celui d'Albert Porcel? je pensais que c'était pré-1900, et que cela relevait du domaine public:-). Peu importe, je crois, entre Koleatiens, l'échange, l'apprentissage, l'improvisation, est un enrichissement bénéfique à l'échel individuel ou social.


Un encouragement donc pour toute creation littéraire ou artistique, qui nous manque tant dans un climat de carence culturelle. je me trompe?.... je n'en sais rien.


Jacques Peyraud
 Administrateur Système
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posté le 27-Feb-2006 09:08     envoyer un email a Jacques Peyraud                     

Bonjour Mourad,
Merci d'avoir répondu à mon petit clin-d'oeuil .
Je vous confirme bien que " il était une fois...Koléa" a été publié en 1986 : Albert Porcel est un cotemporain bien vivant et de surcroit charmant :vous pouvez le voir ici ,il y a moins d'un an   http://peyraud.jacques.free.fr/kolea/trombinoscope/

Pour le reste,je pense que vous avez probablemenr raison ,chacun pourra le constater:c'est trés certainement l' Inspiration qui a dicté la main de Mr Boukhari ;)
Modifié le 27-Feb-2006 09:16 par admin
Mourad
 
  

posté le 27-Feb-2006 14:12     envoyer un email a Mourad                     

Hello Jack!
Ben, disons que c'est une reprise d'un tout petit petit passage :-), qui relate la tradition dictée ou apprise, et transmise d'une generation à l'autre, ainsi que d'une "culture" à une autre aussi, pour l'approprier ou la façonner, afin d'en faire immerger une "coutume" célebre pour faire la fete d'une autre maniere....ou identique sous certaines formes. Ah, Kolea quand tu nous tiens. les hommes passent et changent, la tradition demeure....Kolea à travers les temps.
Amicalement
Jacques Peyraud
 Administrateur Système
  1048 message(s)

posté le 27-Feb-2006 15:38     envoyer un email a Jacques Peyraud                     

Salut Mourad,

Quel bon avocat vous faites et je ne demanderais pas mieux que de croire à ce "passage de témoin" d'une certaine tradition entre Koléatiens d'hier et d'aujourd'hui si je ne lisais pas , par ailleurs,dans le même ouvrage (page 79 et 80 ) ,ceci :


"Durant la période coloniale, le football ou toute autre sorte de loisir était réservé spécialement aux Européens. L'accès à certains sports était quasiment interdit aux autochtones. En effet, dans l'esprit du colon, le physique et le mental des Algériens ne leur donnaient aucune aptitude à l'exercice d'une quelconque activité sportive, aussi minime soit-elle.
 Donc, stades, salles, terrains aménagés, etc. leur étaient absolument inaccessibles. Restaient la rue, les trottoirs, les terrains vagues avec pour tout matériel des boîtes de conserves, des balles de chiffons. Mal habillés, les pieds nus, les enfants des quartiers populaires allaient au contact de cette dure réalité du sport improvisé qui répondait le mieux à ce genre de situation. Pour pouvoir s'imposer dans ces conditions, il fallait être rusé, fin, avoir unjeu subtil et une grande technique.
Certains anciens de Koléa, affirment que le club qui a été créé en 1946/47 avait, historiquement, une double mission: le football en premier lieu, et par delà lesport, former les gens politiquement afin de les préparer éventuellement à la révolution qui couvait, comme cela s'est vérifié par la suite.
L'E.S.M.Koléa s'est en effet avéré une équipe dure à manier et ces Musulmans dépenaillés pouvaient avec leur style propre rivaliser avec l'équipe locale des colons et se payer même le luxe de battre cette U.S.S. (Union Sportive du Sahel) de Koléa et mettre ainsi fin à la supériorité de cette gente civilisée.
Cela fut extrêmement difficile de créer cette équipe. Il fallut batailler avec les autorités coloniales pour leur faire accepter primo, les couleurs de l'équipe qui étaient celles de l'étendard national, ensuite rajouter au sigle le mot musulman qui faisait mal à l'administration de i'époque, histoire de se démarquer de l'occupant, de refuser sa mission "civilisatrice" et d'afficher son appartenance à cette terre.
Ces jeunes hommes gringalets, se payaient le luxe de mâter très souvent les "costauds" et ridiculisaient les colons par un jeu simple, ponctué de feintes, de passes rapides, à tel point que ces derniers recourraient à l'intimidation et parfois à la force pour empêcher qu'un titre revienne à ce club musulman."


Pour ma part je suis navré qu'on puisse ,en 2004, écrire encore cela comme ça ,50 ans aprés et alors que les braises d'une guerre civile de 10 ans couvent encore ;ceci devrait ,à mon sens, être LA préoccupation du moment et non l'évocation de ces vieilles lunes passées qui ne sont là que pour faire diversion.

Un proverbe ,asiatique je crois, dit "quand l'homme sage montre la lune, le simple d'esprit regarde le bout du doigt "
A méditer...






Modifié le 27-Feb-2006 16:13 par admin
Mourad
 
  

posté le 27-Feb-2006 17:40     envoyer un email a Mourad                     

Hello Jacques!
D'abord je ne suis et ne peut etre avocat de personne, seulement j'ai formulé une critique à un ouvrage :-); et si cela vous tient tant, adressez-vous à l'auteur, il saura y répondre et "éclaircire" ses écrits....sur la période dont vous relatez, alors qu'il en est témoin. La diversion?? je ne suis pas de ceux qui perpétue la tradition, mais plutot orienté vers "la nouvelle donnée" qui éleve l'individu qui ne tient pas "écoute" d'une seule source, et s'éloigne des amalgames.  
Ce qui m'interesse c'est l'art en general, ainsi que la littérature avec sa diversité complexe parfois; mais une méditation à suivre dans un labyrinthe qui semble illusoire.
Comme je l'ai déja mentionné, je n'ai pas eu le plaisir de lire le livre de Boukhari, ni celui de Mr porcel (pas encore). Et la sagesse à méditer, est celle qui suggere de répondre aux livres par des livres, et apporter une lumiere aux ténebres. Et de mon coté je ne suis pas vraiment orienté vers l'histoire écrite des deux bords de la méditerannée, plutot celle qui m'a été raconté par des témoins ayant vécus les évenements. Que ce soit d'hier ou aujourdh'ui...l'histoire est tjs une simple fenetre vers le passé, et qu'on peut fermer à tout moment si l'on veut. Et ouvrir une autre fenetre et voir ainsi un nouveau "horizon". 
Djalel
 
  

posté le 27-Feb-2006 19:05     envoyer un email a Djalel                     
Bonjour
vous dites "Pour ma part je suis navré qu'on puisse, en 2004, écrire encore cela comma ça"
Il est claire que l'auteur c'est inspiré (même si cette inspiration était trop forte!!!) de plusieurs ressources, dont les historiques des équipes de foot.
Presque tous les grands clubs d'Algérie fondé avant l'indépendance ont un "M" pour "Musulman" dans leurs sigles. Tous les fondateurs des équipes racontent que c'était un moyen pour se démarquer des clubs de colons et que l'administration coloniale n'admettait pas facilement le mot.

de ma part je vois pas pourquoi il aurait changé cela et avec quoi il aurait remplacé. surtout s'il a cité mot par mot.

Finalement, je suis tout à fait d'acore avec Mourad. Je crois aussi que cela ne change ni les idées ni les relations entre Algériens et francais dont les pieds noirs.

Pour info, a l'école, on aprend qu'à partir des années 30 des mouvement religieux, sportifs et culturels militaient pour ressusciter l'identité algerienne arabo-islamique et se démarquer des francais.

je note egalement que ça n'a rien avoire avec ce qui se passe aujourd'hui en france

Jacques Peyraud
 Administrateur Système
  1048 message(s)

posté le 05-Mar-2006 10:15     envoyer un email a Jacques Peyraud                     

Pour Mourad,on devrait pouvoir tomber d'accord sur cette définition du rôle de l'historien du Maghreb,non ?
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Extraits de «
Le maghreb à l?épreuve de la colonisation » par Daniel Rivert, Hachette
littératures

Introduction?p 11
Comprendre aujourd'hui le Maghreb à l'époquede la colonisation implique de s'éloigner des grands récits fondateurs, inspirés par l'idéologie coloniale et le mode de pensée anticolo­nialiste, qui tapissent toujours notre subconscient. L'historien n'a pas pour vocation d'écrire l'histoire du Maghreb à l'heure française comme on instruit un procès. Pas plus n'a-t-il pour office de coller à la demande des porteurs de mémoires secto­rielles et acrimonieuses qui s'agitent sur l' avant-scène média­tique. Il n'a à inculper ou à disculper ni les colons, ni les colonisés, ne fut-ce que parce que cette opposition ne coïncide jamais exactement avec le binôme maîtres et serviteurs, encore moins avec le triptyque vainqueurs, vaincus et victimes. La tâche de l'historien n'est pas de récrire confortablement le scénario d'une pièce dont il connaît le dénouement en resser­vant les ingrédients d'un éternel psychodrame joué par quelques personnages de convention: la famille Hernandez pour illustrer le peuple « pied-noir », Mouloud Ferraoun pour remplir le rôle de l'instituteur kabyle écartelé entre deux fidélités antino­miques, le marquis de Castries pour styliser l'officier indigéno­phile confrontant le déclin de sa caste et la déchéance des derniers grands seigneurs du Sud-Oranais ... L'historien a pour objectif de faire comprendre, c'est-à­-dire d'aider ses contemporains à se frotter les yeux pour y voir plus clair là où cela fait mal. C'est pourquoi cet ouvrage s'em­ploie à faire émerger un Maghreb colonial déshabillé des mythes et des parti -pris qui obscurcissent son intelligibilité.


?.p16?.
Quand on examine la trame des relations conflictuelles qui se nouent entre colons et indigènes, il faut lire au second degré les ouvrages écrits à la fin de l'ère coloniale par de jeunes rotu­riers de l'intelligentsia maghrébine, écorchés vifs par la situation coloniale, comme il convient de traiter avec circonspection la littérature d'exil émanant de «pieds-noirs» réinventant une Algérie tendre et violente, pour paraphraser le titre des Mémoires de René Lenoir.

?.p17?.
Il ne revient pas à l'historien, sous couvert d'objectivité, de donner des couleurs en demi-teinte à ce temps de la coloni­sation au Maghreb. Pas plus qu'elle n'est blanche ou noire, la vérité n'est grise. Et l'analyste se doit d'écouter les protagonistes se crier qu'ils constituaient un couple passionnel d'ennemis complémentaires sur fond de haine qui ressemblait à de l'amour. Il lui appartient autant de mesurer la méta- morphose silencieuse que le fait colonial accomplit sur les contem- porains, en se jouant de la barrière clivant en deux la cité coloniale. Car l'histoire des « pieds-noirs» et des « Arabes» ne se décline point parallèlement. Les uns et les autres sont entremêlés dans la même histoire. Ils sont, comme l'écrit fort justement Albert Memmi, « engrenés l'un sur l'autre ».





Modifié le 05-Mar-2006 10:50 par admin
Mourad
 
  

posté le 06-Mar-2006 17:42     envoyer un email a Mourad                     

Hello Jacques!
I do agree with that...et je pense qu'on s'est clarifié les choses lors de notre chat. L'histoire ( écrite lol ) dont je parle est relatif aux dernieres decades de la présence Française dont beaucoup d'encres ont coulé suite au sangs versés.... le meilleur récit à savoir, est relaté par des témoins integres.....; mon histoire est la tienne en quelque sorte, dont nous avons été bercé et continuons à se frayer un chemin pour ouvrir une nouvelle fenetre vers un futur beaucoup plus meilleur. Bref! c'est pour ça, I had to update my knowledge related to the history of my country of origin, as an exemple, historians from other side of the world ( outside the dilema franco-algerian) can be more reliable as well, this is not, that, what has been said in ALgeria or France is not worth of consideration. I may suggest also: "The savage war of peace" Algeria 1954-1962. Alistair Horne. Finissons avec l'histoire...nous avons eu des opinions pas vraiment differentes sur la question.  salutations.
Mourad
 
  

posté le 24-Mar-2006 11:53     envoyer un email a Mourad                     

Salut Jacques
j'ai suivi une emission radio (france inter/ europ 1 je m'en souviens pas) à minuit avec Daniel Rivert sur son dernier livre; c'etait consacré au maroc, aujourd'hui la, suite, sea consacré pour la Tunisie. à propos de l'Algerie je n'sais pas s'il a eu ou aura suite sur le sujet historique, bien comme tous l'monde le sait, l'Algerie est un cas particulier ( conquete violente, traumatisme, apartheid, etc...). Je voudrai savoir comment les colons du maroc et tunisie se faisaient appellé? pieds noirs aussi?
Et ce qualificatif d'ou vient-il? selon B.Stora, ceci est au fait, que les soldats francais portaient des bottes noirs au debut de l'invasion, et la population locale les a nommé selon ce détail, et encore une, selon laquelle, les francais, lors de la préparation des vignes pour la fabrication du vin avaient les pieds nois (ecraser les raisins)...et j'ai trouvé aussi que les pieds noirs a été utilisé la premiere fois comme nom donné aux soldats musulmans recruté pour la guerre 14-18, car il portaient comme uniforme,des burnous, des chechias, et se chaussaient de bottes noirs, alors on les a surnommé ainsi. Quel en est votre explication? Et dites nous un  peu sur la gastronomie (francaise à kolea ). Meci
F. Lefevre
 
  

posté le 20-May-2006 23:18     envoyer un email a F. Lefevre                     

Bonjour à tous,

Je vous écris de Blida et je suis l'éditeur du livre de Mr Rachid Boukari, pour le compte du Ministére de la Culture.

Il est évident que de tels emprunts devraient faire référence à l'ouvrage original, à défaut d'une demande préalable à l'auteur ou à son éditeur. En cas de nouvelle édition, c'est ce que je recommanderai fortement à l'auteur.

Sur le fond, je suis d'accord avec Mourad et Djalel pour déhistoriciser cet ouvrage qui est plutôt le témoignage sympathique (et bluffant ;-) d'un habitant de Koléa sur une époque pas toujours rose, mais toujours d'actualité (il suffit de lire certains articles de journaux, d'écouter le Président... ou d'observer l'intérêt du lectorat pour tout ce qui touche à la révolution).

Il reste à écrire l'histoire selon la recette préconisée par Jacques, mais cela prendra du temps, et il est important que les acteurs ou témoins de tous bords délivrent leurs descriptions/analyses/témoignages/fictions, possiblement partielles/partiales (et bluffantes ;-) pour que les historiens puissent travailler.

J'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec Mr Boukari, même si je n'adhére pas à tout ce qu'il écrit dans son livre.

Last but not least, je peux vous faire parvenir l'ouvrage (il m'en reste quelques exemplaires) si vous me communiquez votre adresse postale au courriel suivant: contact@editions-du-tell.com

Cordialement

F. Lefevre / Editions du Tell

3, rue des Freres Torki

09000 Blida - Algerie

Tel. +213 (0)25 31 10 35

Fax +213 (0)25 31 10 36

E-mail contact@editions-du-tell.com

Web www.editions-du-tell.com
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