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Auteur Sujet:   Récit de mon voyage à Bône en 2014.
Gérard Rodriguez
 
  

posté le 30-Jul-2016 15:30         JPG picture     envoyer un email a Gérard Rodriguez               


 

 

 

 



 

 

 

 Mon voyage à Bône du 6 au 11 juin 2014.



 

 

 



 

 

 

( les jours heureux )..



 

 

 



 

 

 

 



 

 

 



 

 

 

Toi l’enfant aveugle  qui m’a ouvert les yeux .



 

 

 



 

 

 

 Me revoilà devant mon ordinateur la tête pleine ,ou tout se bouscule pour sortir en premier , lorsque je suis parti de Montréal ,avec ce vol d’air Algérie pour Alger ,je ne savais pas que mon voyage à Bône allait être marqué tout au long par un visage d’enfant . à chacun de mes voyages chez moi  je commence celui çi par Alger ou je passe plusieurs semaines . ce 19 mai 2014 allait marquer la suite de mon voyage au pays des jours heureux . je sais je me connais je suis un être sensible qui vit ses émotions .je peux piquer de grandes colères comme je peux pleurer devant la misère des autres  .  le lendemain de mon arrivée à Alger , je décide d’aller m’acheter  des beignets  sous les arcades qui partent de l’hopital Mustapha vers Belcourt , je ne peux résister et avant même que je commande 6  beignets je m’en mange deux à  l’affilé , je sors de la petite échoppe et toujours marchant sous les arcades, je repart vers l’hopital Mustapha  . quand j’aperçois  accroupi . tout menu , un petit enfant mendiant tout frêle et amaigri , assis contre le mur ,j’ai toujours pour habitude de faire la charité, je me penche vers cet enfant qui doit avoir dans les 8 è 10 ans pour lui donner un billet , et voilà qu’il saisit mon bras avec ses deux petites mains ,en levant vers moi ses yeux d’un vert émeraude  comme je n’en avais jamais vu et qu’il s’accroche à moi avec désespoir. Alors je réalise qu’il est aveugle , je suis électrisé, .tétanisé par ce regard d’enfant très maigre , ses yeux roulent dans tous les sens et essayent de voir ce qu’ils ,  hélas ne peuvent voir , à ce moment c’est comme si toute la misère du monde me tombait dessus et que j’étais incapable moi que la vie à gatté d’y faire face, je  regarde autour de lui  et je vois des pièces de monnaie , je les ramassent . je vois que mon  billet aussi est  sur le sol je défais la fermeture de la poche de son jogging afin de sécuriser son argent et  voila que de ses yeux aveugles il me regarde encore avec plus d’intensité .  j’ai sur moi le regard d’un ange . alors  je me mets à lui parler .moi qui ne parle pas l’arabe . je lui parle en français . et je vois son visage s’illuminer , je caresse ses cheveux . sa joue . je lui dis de ne pas avoir peur , je suis renversé de voir un enfant assis là à étaler sa misère et j’en veux à la vie de tout donner à une minorité qui s’en fout royalement et de laisse ainsi des enfants aussi démunis , et là il se mets à pleurer . Je n’avais jamais vu d’aveugle pleurer . je suis émotionnellement au maximun , je n’enttends plus les bruits de la rue ,je ne vois plus personne autour  de moi ,il ne reste que moi et cet enfant qui accroche désespérément mon bras . à cet instant  tout se bouscule en moi , je voudrais sauver le monde de sa misère , , je ne comprends pas comment on peut laisser un enfant ainsi , Je me dis ,mais cet enfant doit avoir des parents et que font t-ils . ou sont –ils ? pourquoi laissent –ils leur enfant ainsi .des dizaines de questions me passent par la tête pendant que je regarde la misére qui ne voit pas que je la vois.  



 

 

 



 

 

 

 je me penche vers lui et l’embrasse tout en lui parlant sachant bien qu’il ne comprendra pas , ses grands yeux vert émeraudes me fixent et son sourire d’ange illumine son visage . je me sens tellement démunit de ne pouvoir faire plus et ma colère gronde en moi contre ce monde dans lequel je vis et qui ne porte plus de regard sur la misère des pauvres.  J’aimerai  ne plus partir . et surtout sauver cet enfant , hélas je dois me rendre à l’évidence . comme il ne m’a pas lâché une seconde de ses deux petites mains je me dois de me défaire tout en continuant à lui parler , je crois comprendre qu’il ne veut pas me voir partir . et pourtant ,je finis par lui faire comprendre que je dois partir , et je tente de le sécuriser , je me dis  qu’à défaut de comprendre ,le son de ma voix fera ce que le langage ne peut faire , alors que je m »éloigne il tends toujours ses bras dans le vide , je me sens tellement démunis , et triste devant tant d’injustice . je pars  mais ma tête se retourne sans arrêt , je m’aperçois que j’ai encore le sac avec les beignets , je n’ai plus vraiment envie d’en manger .,je crois que je suis faché contre moi ,oui je suis en colère contre moi . contre mon impuissance à aider les autres , je ne pense qu’à ces yeux aveugles qui me regardaient sans me voir . le soir venu .je n’ai pû en regardant le ciel d’Alger par la fenêtre oublier ces yeux qui ne voient pas et en vouloir aux choses de la vie d’être aussi injuste avec un enfant .oui la misère me touche et surtout me touche tout ce qui regarde à mon pays l’Algérie. Moi je sais en mon fond intérieur quand l’Algérie souffre je souffre avec elle .on me dit souvent ceux qui me connaissent * tu ne peux sauver le monde ! arrête ! *oui mais justement moi je veux le sauver. Et puis  je réalise que je ne sais même pas son nom ,j’ai oublié de lui demander . alors je décide de l’appeler Said . voilà oui je sais rien à voir avec un récit de voyage . et bien oui .si ! si si ! sa à à voir .je voulais lui rendre hommage ce jour . et bien que je ne sache pas ce que je vais écrire de mon voyage . je veux lui dédier mon récit  .



 

 

 



 

 

 

 Said ce qui suit est pour toi .pour  alléger ta souffrance,je vais te parler de notre chez nous ,  pour ce que tu m‘a apporté ce jour là , pour ce qu’une société avide de richesse et de pouvoirs à finit par ne plus voir mais toi avec tes yeux qui ne voient pas , tu sais encore voir .et crois moi Said je t’ai vu avec les yeux du cœur . et souvent ici dans mon confort du canada je revois ce moment ou j’ai touché à un ange .ou des yeux aveugles m’ont illuminé de leur souffrance .



 

 

 



 

 

 

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POUR SAID Mon voyage à Bône . Juin 2014.



 

 

 



 

 

 

 



 

 

 



 

 

 

VENDREDI 6 JUIN 2014



 

 

 



 

 

 

Il est 8h du matin dans cet avion d’air Algérie  parti d’Alger nous longeons la côte, étant sur la droite de l’avion, je regarde par le hublot  toutes ces terres qui défilent sous moi .toutes ces parcelles de terre bien délimités en terre cultivable  et je me mets à penser à tous ceux qui ont dû travailler  dur pour en arriver là , bien sur les choses ont changés . elles changent toujours qu’on le veuille ou non , mais je sais que là ou aujourd Hui poussent des fruits et des légumes .certains  ont travaillé dur . j‘ai la tête collé dans le hublot . ,  combien ces terres ont dû être arrosé de sueur et de sang . pour aujourd’hui en être là , je me dis oui il est beau mon pays  , j’ai beau être parti vivre au bout du monde je suis parti intégrante de cette terre . je sais qu’elle me reconnaît cela ne se discute même pas .quel moment de bonheur que de contempler mon pays du haut des airs . et puis je réalise que j’ai sur mes genoux la casquette de mon papa .oui celle qu’il à porté jusqu’ à sa mort  car si lui n’est jamais retoutné chez nous . moi je me fais un devoir en emmenant sa casquette de corriger cette erreur ,et je réalise aussi que machinalement je suis en train de rouler dans mes doigts l’alliance de mariage de ma maman que je porte au cou , je me rends compte sans le vouloir que oui nous sommes bien trois à être ici chez nous en Algérie , le plus beau pays du monde , et voilà  que je me mets à pleurer en silence  , comme je ne veux pas que mes amis qui m’accompagnent s’en rendent compte j’enfonce encore plus ma tête dans le hublot et je lâche tout . il y a là un mélange je le sais de joie de tristesse et de rage , et puis des secousses me  tirent de me émotions car voilà que ce bel oiseau descends sur l’aérodrôme de Bône les salines  , oui je sais les noms ont changé mais pas pour moi . je suis à Bône , je descends de l’avion, un autobus nous amène au terminal , comme c’est bon de respirer cet air de chez moi , je récupère ma valise . et je sors pour prendre un taxi  et ma première action car je l’attendais depuis 2013 c’est de m’agenouiller dans l’herbe et de  caresser mon pays . tu vois je suis revenu  je lui dis . et je reviendrai aussi longtemps que je le pourrai . j’arrache de l’herbe pour la sentir . je regarde le ciel , et je vois sur un poteau  un nid de cigognes avec dedans les parents et leurs petits je me dis * âh ! c’est la chance ! * nous sommes quatres  a faire ce voyage moi et mes amis algériens d’Alger ,ils passeront leur vacances et moi . moi enfin je continue !  nous prenons un taxi qui nous mène à notre hotel El mouna sur la plage de St-cloud . tout le long du trajet je ne parle pas . mes amis me laissent tranquille ils savent eux * prière de ne pas déranger ! j’ai la tête collé dans la fenêtre de la voiture. et je regarde défiler mon pays ma ville ,  la Seybouse ,  la gare des trains le port , tiens ! la caravelle , la corniche , les plages .je n’ai pas le temps de me remémorer des souvenirs a un endroit que déjà d’autres m’assaillent en me criant * gégé gégé gégé tu te rappelle là . et là et encore là , sa yé j,ai encore 12 ans  comme je suis heureux . un coup de frein me fait réaliser que  je suis  arrivé    à l’hotel . comme la mer est belle .il ya du monde qui se baigne  non rien n’a changé il fait une chaleur terrible et cela m’affectera  tout le temps de mon voyage  . Mais jamais ne m’arrêtera dans tout ce que je dois faire car oui je replonge en toi Bône.Bône  un de tes enfants est revenu  ! . pas de temps à perdre car cet après midi je  dois aller au cimetière  j’avais depuis longtemps décidé de remettre sur la tombe de mes frères une plaque de marbre avec leur noms et leurs dates de naissance et de décès . et depuis Montréal avec mon ami A de Randon j’en avais échafaudé les plants et lui s’est occupé de tout . Ah ! mon bon ami A quel homme de cœur oui il s’est occupé de faire faire la plaque  ,et je dois le dire même si sa ne se doit pas. au moment de lui payer les frais il a refusé .cet homme de coeur me dit * Gégé voilà c’est un cadeau et je ne devais pas insiter  .il en avait décidé ainsi et lui et moi on s’est comprit . merci mon ami A ,mon papa et ma maman  ont tout vu et tout entendu de là ou ils sont .  et puis oui à l’heure dite  mon ami A àtait au rendez vous a l’hotel El mouna  avec dans son auto une bassine .du ciment, de l’eau , du sable , une truelle . A  tu es un génie d’Algérie . je suis fatigué il fait une chaleur terrible  36 degrès,  pas de vent ,le soleil tape . nous voilà parti au cimetière, nos marchons sous les cyprés avec oui ,une bassine .du ciment, de l’eau . du sable , une truelle   et je me revoie alors avec ma maman quand nous venions ,elle qui trainait son sceau et son éponge et j’ai le sentiment nous qui transprotons tout  ce materiel et marchons lentement que nous refaisons l’enterrement de mes frères .je suis 52 ans plus tard heureux et en moi je me sens gonflé de joie de pouvoir rendre hommage au noms de mon papa et de ma maman elle qui venait souvent ici  à mes frères .nous retrouvons la tombe et me voilà a faire du ciment .À regarder étant petit mon papa travailler cela m’a servit .lui qui fut toute  sa vie un ouvrier qui courba la tête devant ses chefs  et sût nous montrer le chemin ,  il me disait quand petit je le regardais travailler * souvient toi  mon fils  pour une chappe! tu mets  deux volume de sable et un volume de ciment , et de l’eau . pour du mortier .tu mets  trois volume de gravier . deux de sable et un de ciment et de l,eau , * merci mon papa j’ai jamais oublié ton apprentissage de la vie. toute  ta vie tu fus un ouvrier mais pour moi tu étais un chef  , un monument de savoir , et voilà que sous une chaleur difficile a supporter  que je me mets à faire le ciment .oui papa avant de  placer la plaque je dois mouiller l’endroit de la tombe ou je vais la placer et A mon ami  me fait un compliment il me dit * ahh !!on voit que tu connais ça !. Non A, je ne connais pas. mon papa m’a toUT apprit ! .à lui je dois tout ! voilà. Il fait si chaud que je dois arroser même la plaque une fois plaçé  , je reste là à contempler mon travail , je caresse la plaque comme si  je caressais mes fréres . je sais qu’ Ils comprennent ,et sans pouvoir l’expliquer  je les vois sourire . heureux! . j’enttends leurs rires d’enfants , ahhh! maman .papa on est tous là voyez vous ! quel mélange de tristesse et de joie . des émotions qui se bousculent en moi et que je laisse aller , car ce moment est un arrêt sur la vie .Je tourne et je retourne autour  de la tombe sous un soleil qui m’ agresse de ses rayons  , je transpire . je suis crevé , je suis fatigué , mais alors ce moment est bien à nous la famille Rodriguez .des images se bousculent dans ma tête . je revois ma mère frotter  la tombe et j’enttends le cliquetis du sceau , je me revois avec mon frére insouciant lui et moi jouer entre les tombes , à cet instant là je suis déconnecté du monde d’aujourd’hui .ce n’est pas l’homme que je suis devenu qui vient de faire cela mais le petit garçon que j’étais . je suis là,     debout devant la tombe  je regarde . je me dis que c’est formidable d’avoir pût faire cela , et des larmes coulent mélangé à la sueur .quel façon Gégé de montrer ta joie .alors je me penche sur la tombe et sans le montrer je laisse tomber ces larmes sur la tombe .prenez mes frères et qu’elles vous rappellent à chaque jour que jamais! non jamais on ne vous à oublié ! ,, bien sur le temps oui à passé et ce n’est plus il faut le dire le cimetière qui te donne envie de mourir .mais en ce moment pour moi , c’est le plus beau cimetière du monde . et puis oui il faut partir  . Et c’est à reculons que je redescends la petite colline . mon ami A me dit comme s’il voulait me rassurer * t’en fait pas si elle casse ou ne tient pas on en remettra une autre . * voilà en quelques mots toute l’Algérie à parlé . merci mon ami A d’être là . nous sommes arrivé à la sortie  du cimetière sur la gauche il y a toujours cette fontaine ou coule de l’eau et je me dis combien de sceaux . combien de larmes cette fontaine à vue  . combien de cercueils à t-elle vu défiler . combien de tristesse à t’elle arrosé .sait-elle qu’elle est une mine de connaissances ? mais voilà elle les garde en silence car l’amour du malheur  doit se taire .



 

 

 



 

 

 

 Et puis je dois aller à ce que nous appelions la vieille maison quand nous y habitions . là ou nous sommes tous né rue du docteur Mestre . rendre visite à cette belle famille qui habite là et qui lors de ma première visite m’avait reçu comme leur fils . hélas j’ai le cœur gros car  la vie est passé par là , et une grande douleur  à frappé durant 2013 ,je le sais . le papa et la maman sont mort tous les deux à quelques mois d’intervalles ,j’étais tellement sur de les revoir . de leur dire combien je les aime . combien je leur suis reconnaissant de m’avoir montré tout  cet amour . je frappe à la porte  et seul leur fille m’ouvre  , quel vide . quel tristesse , ah je vois bien à son visage que tout à basculé , oui les parents sont bel et bien les piliers de toute famille . on se regarde et on comprends que ce qui faisait les bases de cette maison ne sont plus là , que dire que faire , voilà c’est ainsi ,la vie nous mets au pied du mur . C’est le temsp qui s’écoule ,je repars , j’ai ressenti plein de tristesse . papa et maman car ainsi je les appelle vous êtes à jamais dans ma mémoire , et souvent oui souvent je pense à vous là bas dans mon pays d’exil le canada . car quand fut venu le temps pour moi de renouer avec mon passé ,vous ne m’avez pas rejeté ,vous m’avez ouvert votre porte , votre cœur ,   .mieux . votre cœur à battu pour moi , votre famille est devenue ma famille comme si depuis toujours nous nous connaissions .



 

 

 



 

 

 

Voilà j’ai besoin de voir le large . et je décide d’aller me promener le long de la plage de st cloud .là même si mes amis m’accompagnent je peux au milieu de la foule qui déambule être seul avec moi et mes pensées et je pense à vous papa et maman partis pour le grand voyage .



 

 

 



 

 

 

 Il est 20 h il est temps d’aller manger . je pars vers la caroube . car à la caroube les restaurants ne manquent pas. et je me suis promit de faire une cure de brochettes et de merguez  et c’est ainsi que chaque soir presque je me  retrouve a la grilladerie la caroube  . et que je me régale  de  leur galette grillé ,leur melange de poivrons grillés en purée a l’huile d’olive . et bien sur les brochettes et les merguez . il est 22 heurs le temps de rentrer , je me promène sur la plage de st cloud il fait nuit les étoiles brillent , je suis arrivé en marchant à la pierre carré , je m’assoie les pieds pendant et je contemple la mer , et voilà que surgit le passé ! te souviens tu papa en 1962 avant de quitter notre pays c’est là toi grand chasseur qui avait dû laisser ton fusil  qui avait tant tonné sur les sangliers a sididjemil , quelque part par là devant il est surement encore là. tu l’avais découpé en morceaux et  jeté dans la mer ici  à la pierre carré , comme sa avait dû être dur pour toi car avec lui tu jetais aussi toute  ta vie .Pour les riches! pour les puissants tu n’étais rien . mais pour moi mon papa tu étais le plus grand  . les oies, les canards, les sangliers, les liévres, les perdreaux que tu as tué avec ce fusil ..Je ressens une grand douleur au ventre et les yeux plein De tristesse  je regarde qui la mer .qui le ciel et ses étoiles . et pourtant papa tu vois , ici  tout  est calme seul toi et moi on connaît ce passage de ta vie qui ce jour là à dû être terrible .comme tu as dû te sentir seul .,Je t’aime mon papa . aller va !  il faut rentrer à l’hotel  . je refais le chemin en sens inverse accompagné par le bruit des vagues . et les étoiles , vous vous rappelez vous les étoiles j’avais 10 ans et j’étais ici au même endroit au temps des jour heureux .Aller il est l’heure de se  coucher   et ce soir ,j’ai déjà la tête pleine de ma première journée ,je garde longtemps les yeux grand ouvert vers le plafond et je pense !  voilà gégé tu y es chez toi  , toute ma journée  défile  et se mélange  sur fond de mer qui inlassablement fait  rompre ses vagues sur la plage de st cloud .



 

 

 



 

 

 

 



 

 

 



 

 

 

Samedi 7 juin 2014..



 

 

 



 

 

 

Aujourd’Hui  mon pèlerinage à sididjemil .Il est 10 h du matin . un taxi m’emmène à Randon chez mon ami A . nous sortons de Bône   par la gare des trains . la campagne est magnifique , je reste persuadé que rien n’a changé dans cette nature sauvage . le long de cette petite route qui serpente à travers ,des terres agricoles , et parfois encore sauvages  ou , la vitre baissé , je respire mon pays . , car je le dis et le répète ,nulle part ailleurs dans le monde   sa sent aussi bon que là ,chez moi . Je sais que je  suis resté le petit garçon mi sauvage qui courait les montagnes . beaucoup de ces anciens et même nouveaux poteaux d’électricité  qui défilent ,sont habité par des nids de cigognes . oui jamais je n’en ai autant vu . comme c’est beau. Nous arrivons chez A  ou sa gentille femme H nous à préparé un merveilleux et delicieux diner .  je  me  régale de shorba . de  couscous , de fruits  nous sommes assis par terre comme il se doit . les jambes croisés , je retrouve mes origines . ma vie  , le bonheur sa tient à pas grand-chose . Que je suis content . . Il est temps de partir . dehors il fait très chaud et à travers cette chaleur montent les senteurs de la vie de la  rue . de ce qui fait la vie de tous les jours . de ce qui fait ma vie . nous partons à Barral  chez le beau fils de A . qui habite une jolie petite propriété niché dans un coin un peu sauvage comme je les aime , ou rayonne ce beau pays d’Algérie . il y a là plein d’arbres fruitiers . et surtout des figuiers. quel bonheur , je me régale de figues . cueillit là de suite sur l’arbre comme avant au temps des jours heureux . mes amis me rergardent . ils sourient  je sais qu’ils sont content pour moi , à ce moment là je ne changerai ma place pour rien au monde . je crois que même si je répétais mille fois que je suis heureux  sa ne suffirait pas à traduire le moment présent ,  il fait très chaud un petit vent  souffle . je sais, oui je sais que je suis resté toute  ma vie connecté à mes origines  algérienne et que c’est bon , je ne cherche même pas à l’expliquer j’en ai pas besoin  car le bonheur ne s’explique pas il se vit c’est tout . nous voilà parti pour sididjemil dans les montagnes . et malgré que j’y suis déjà allé en 2012 nous avons eu un peu  de mal à retrouver  l’endroit , qui il est vrai , est  bien caché sur les hauteurs d’une colline . je suis excité ,je descends de voiture . et je commence à grimper la colline vers là ou se trouve le camp , mais quel bonheur .mais quel bonheur . je redeviens le petit garçon qui courait dans ces montagnes je suis en short. j’avance a grands pas je ne me rends pas compte que des broussailles et des chardons me griffent les jambes . les mollets .les cuisses . mais je ne ressens rien . je vois le sang couler de ces égratignures . je ne ressens rien! non rien .  ce sont simplement des caresses , comme si ma peau s’était soudainement déconnecté de la douleur , je me fous de cela , ce qui compte c’est d’arriver là haut . sa sent bon les fleurs sauvages .  je suis à nouveau avec mon papa . et nous courons derrière les sangliers . àh !mon papa viens, on ne repartira plus jamais car ici est notre vie  , je regarde de partout à la fois , taiooo!!! taiooo !!!. aoujeck ! aoujeckk  !!( le voilà ! ) te rappelle tu papa de cette journée ou nous étions là . à sididjemil il pleuvait . dans les broussailles retentissaient les cris  des chasseurs qui annonçaient qu’un sanglier allait sortir dans le ravin plus bas . et toi papa tu t’étais mit à courir sans t’occuper de moi , car tu voulais  lui couper la route  et court et court et court . et moi qui portait les cartouches je courais derrière toi. Et   plus la peur que je me perde sa me donnait des ailes . et puis je le vois ce sanglier il était énorme qui sort des broussailles , aujourd’ hui encore je le vois galoper a travers le petit morceau de plaine . la pluie redoublait , il faisait tout de même chaud ,nous transpirions . mais voilà il est sorti trop loin devant nous  et jamais j’oublierai  cet instant photo ou le sanglier courait et courait . toi tu avais  tiré tout  en sachant que tu étais trop loin  et bien sur tu l’avais raté et tu t’étais mit à jurer en arabe  ah ah ah , papa mon héros comme on était bien ce jour là .s’il vous plait mon ange  ne me laissez plus partir de Sididjemil !, je grimpe sur un mur  de pierres . je regarde autour de moi , je voudrais tout  tenir dans mes bras car je le sais je le sens cet endroit me reconnaît . nous nous appartenons  je casse quelques broussailles , je broye quelques feuilles dans mes mains pour mieux   lui dire * tu vois nous sommes toujours l’un à l’autre * oui je suis à nouveau  l’enfant sauvage de Sididjemil .Ne me donnez rien car ici j’ai tout ! j’ai emmené avec moi une photo de mon papa sur laquelle il est tenant un vautour tué en 1960 , je la tends devant moi et je laisse aller à haute voix , afin que retentisse dans nos montagnes mon appel au secours . au secours de 50 années de séparation qui n’ont pas  entaché notre fidélité et notre amour  . et je parle .et je parle , au milieu des larmes , des pleurs , ma voix!ah oui , je dois la forcer  pour crier ma douleur  et mon bonheur , car sididjemil je crois pas que quelqu’un t’aime comme je t’aime .et je dis * tu te souviens papa comme c’était bien . quand on courait derrière les sangliers ,quand nous mangions notre boite de sardines avec un morceau de pain, assis sous les oliviers  en écoutant le chant des chardonnerets et autres oiseaux , tu te  souviens mon papa ? * j,ai tellement de choses à dire . je tiens devant moi  la photo et je la montre à ces montagnes afin qu’elles sachent bien que nous ne les avons jamais oublié dans notre éxil .mais combien de temps devrai-je parler pour compenser 50 ans . les paroles , les pleurs , mes cris je le sais en ce moment ne sont que ma façon à moi d’exprimer ma souffrance , et ma douleur de vous avoir quitté ,vous mes montagnes de sididjemil .et puis je lâche la photo dans les broussailles , et le vent l’emporte de branches en branches . je la regarde aller et je me dis ,oui je me dis * tiens !  voilà papa te voilà déjà reparti à courir derrière les sangliers ?. * et cela m’emmène à sourire  et me permet de me rendre compte que mon visage est couvert de larmes . alors ben !! avec ma main je les essuie . larmes de joie .larmes d’amour car jamais sididjemil je ne t’oublierai .je réalise que mes amis Algériens sont là . avec moi   je voudrais que jamais ce moment ne finisse .  je descends la piste de terre . je regarde ce chemin de terre bordé de ces grands eucalyptus  qui nous ont si souvent vu passer . . je décide d’aller à la source de sididdjemil et au marabout . cette source n’a pas changé. Les gens du coin toujours viennent là s’approvisionner en eau . un bassin de ciment  ou coule impertubable du temps l’eau de sididjemil , je bois .  mille pensées me passent par la tête car ici aussi mon papa à but à ce robinet . . dans ce coin sauvage  que le soleil écrase de ses rayons . Je pars pour le marabout  . je passe devant ce qui s’appelle * l’olivier du marabout * et comme le font depuis toujours les croyants j’accroche un morceau de chiffon à l’olivier et je demande une faveur . un instant je me dis * pourquoi la plus part des gens courent après la richesse et le pouvoir ? * mais ils n’ont rien comrprit  . aller je chasse vite ces pensées qui ne me concernent pas . moi je suis à sididjemil  et je suis l’homme le plus riche du monde , je pars pour le marabout .   ce monument en pleine forêt  de couleur blanc chaux et bleu très clair  ou repose le marabout sididjemil . j’entre dans le tombeau . sur son cercueil se trouvent des morceaux de chiffon  de toutes couleur .laissé là par les croyants . alors je décide moi aussi de lui laisser un message et j’écris la première chose qui me vient en tête sur bout de papier * Merci marabout de me permettre de revenir chez moi dans mon pays * et je le dépose sur le cercueil que je caresse. je n’ai jamais eu peur des morts .  alors encore et encore je  caresse le cercueil , et je suis bien oui bien! . de moi se dégage un immense respect pour cet homme . que je ressens être bon et plein d’amour . sa s’explique pas. ainsi sont les choses .il faut quitter sididjemil . aie comme c’est dur . je le dis à mon ami A * tu sais il faudrait pas grand-chose pour que je reste pour toujours ici dans ces montagnes ,j’y ai tout , oui je pourrais vivre là * je te regarde  je sais que tu me comprends mon bon ami A .ah oui à l’année prochaine sididjemil . oh que oui attends moi je ne te quitte pas . je te reviens.



 

 

 



 

 

 

Je redescends    la route qui serpente . j’arrive à Pentiévre . je traverse ce village. l’église est devenue une bibliothèque . je remplis mes yeux de toutes ces images. et je pense et je pense . . je décide de passer par le lac Fedzarrah . hélàs a cette période de l’année il est asséché. Pourtant je reconnais tout , toi mon papa là aussi tu y as laissé tes marques . et en le quittant en 62 ta vie! . combien d’oies ,de canards , de grues,  et vanneaux . de poules d’eau etc etc etc . ici sont tombé sous ton fusil , tu partais à bicyclette depuis Bône . Ah tu étais bien un grand chasseur mon papa . tu te rappelle une fois tu m’avais dis * regarde mon fils ! regarde bien . tu vois ces millions d’oies et de canards, regarde bien car un jour par la faute de l’homme il n’y en aura plus * ahh mon papa tu ne t’étais pas trompé va !.Il reste en moi cette beauté sauvage de mon pays et je peux la faire revivre quand je veux papa ! et je reprends la route  cette petite route  qui du lac Fedzarra rejoint la nationale 44 . sur cette petite route nous y avions  eu un accident de voiture en 1960 , tu avais papa acheté une vielle juva 4 d’occasion  que tu avais  retapé ,et pour notre première sortie et qui fut aussi la seule . tu avais voulu aller au lac Fedzarra , et sur le chemin du retour  la direction avait cassé , nous avions fait trois  tonneaux .la voiture en feu . ce sont des gens . qui travaillaient dans le champs qui étaient venu nous secourir .ils t’avaient sorti à toi le premier et comme maman était coinçé et que le feu était dane la voiture tu leur avait  dit en arabe * tirez!! Tirez!!  même la jambe reste, mais tirez !*  et voilà nous sortant qui pas les jambes ,qui par les bras . ila avaient avec des pelles et de la terre  éteint  le feu . un vrai accident .et je me rappelle tu m’avais dis * cours gégé cours!!  va chercher du secours * et en m’éloignant ,je t’entendais remercier en arabe ces gens qui nous avaient secourut , mais moi j’étais petit je ne comprenais pas ce que tu disais  . et me voilà en pleurant  et titubant , j’étais parti au lac Fedzarra chercher du secours . et je me rappelle  que nous etions  rentré à Bône dans la voiture d’un laitier . qui s’appellait Ali  . non je n’ai rien oublié !   je sais aussi que nous avions une douzaine d’œufs d’oie dans le cabas de maman que nous ramenions et pas un seul était cassé , et nous aucune égratignure ! oui je me rappelle  de cet accident . Je sais aussi que juste à côté du lac Fedzarra coulait une belle petite rivière  ou nous pêchions des barbos par dizaines .  et je dis a mes amis* je me rappelle  il y avait un petit pont juste avant .* et voilà !  voilàà !! oui arrêtez vous c’est ici . mes amsi étaient estomaqués ah ah ah que 55 ans après je me rappelle de ce coin . aller mes amis va je vous aime . non je vous adore ! . on s’arrête . je descends ah la la l je replonge aussitôt dans mes 10 ans . mais voilà  le temps a passé  . la pollution aussi . ma belle petite rivière hèlàs à subit les  affres du temps . elle a diminué de moitié .il n’y a plus de poissons . une herbe verte l’a envahie .elle se meurt !  comme c’est triste . je me dis, *oui de partout  dans le monde l’homme  à pas encore comprit qu’en ne prenant pas soin de la nature il sonnait son arrêt de mort *. enfin ! tant pis je suis là je suis heureux . alors je descends au bord . au même endroit ou enfant je pêchais des barbos . il y en avait tellement je me rappelle que nous ne mettions rien au bout de la ligne juste trois  hameçons voleurs que nous descendions dans l’eau . et en donnant des coups,  on finissait par accrocher des poissons énormes . mes amis me crient de faire attention car maintenant il y a des serpents . je me fous des serpents . je suis trop heureux d’avoir retrouvé ma rivière . belle rivière des jours heureux  je suis à toi . alors retrouvant mes gestes de 10 ans je tends les bras comme si je tenais mon bambou et je donne de grands coups dans les airs . voilà ! à nouveau je pêches des barbeaux . oui je le redis c’était les jours heureux ! . comment expliquer que non je ne suis jamais parti oui je sais 55 ans ont passé ! hé bien non je ne les sens pas . c’était hier que toi mon papa et moi nous étions là , sous un soleil de plomb à pêcher les barbeaux . mon pays je t’aime !.



 

 

 



 

 

 

Je rentre à Bône par la nationale 44 . il est 18 h j’arrive à l’hotel ,quelle belle journée  ou à nouveau mon enfance à reprit ses droits . car oui j’ai jamais  grandit en fait .j’ai toujours refusé d’oublier . car oublier l’Algérie c’est mourir . le soir est revenu  je me suis assis au bord de la plage . à regarder les étoiles . dans lesquelles dansaient Sididjemil , le marabout . les sangliers . ou nous mon papa et moi courrions , je n’entendais plus le monde autour de moi , j’étais dans le mien . mes 10 ans couraient dans les étoiles. J’allais d’une à l’autre  , avec en fond de bruits les vagues qui venaient s’échouer inlassablement sans jamais se fatiguer sur la grêve  . Je ne veux pas que sa finisse ! Aller gégé!! faut aller dormir  car demain .encore ton pays va t’aimer  .



 

 

 



 

 

 

 



 

 

 



 

 

 

Dimanche 8 juin 2014 ..      



 

 

 



 

 

 

Aujourd’hui  je veux retourner sur les traces de maman .là  ou elle est né à Lamy  qui de toujours s’est appelé  * Bouhadjar * il faut prononcer . Bouradjar . c,est à 70 km De Bône  , près de la frontière tunisienne .



 

 

 



 

 

 

 Voilà mon bon ami A  qui comme toujours est là .présent . impertubable . dans sa bonté et sa gentillesse.  Sa femme H aussi et sa petite fille M . je suis donc en famille , je ne peux être plus heureux . une belle journée ensoleillé , il fait très chaud . une belle journée d’Algérie . nous partons de Randon ( Bésbes ), . passons par Zérizer qui à conservé son nom , Maurice .  puis la région de la riviére Bounamoussa . que c’est beau .la  nature comme je l’aime . sauvage .  verdoyante .  les belles forêts de mon pays , je n’ai pas assez d’yeux pour tout voir . je veux tout enregistrer dans ma mémoire . car cette route ma maman l’a surement faite .Nous arrivons à Combes( Azfour )  ou là aussi maman tu à habité Maman . j’ai la tête pleine d’images . ma mémoire s’accélère car  j’essaie de retourner à ton époque afin de mieux me retrouver avec toi . tu te rappelle maman tu m’avais dit qu’une fois  lorsque ta sœur avait passé le certificat d’études à Combes  . vous étiez partit avec la charrette et le cheval  de Lamy à Combes et vous aviez convenu que si ta sœur avait le certificat d’études vous alliez mettre pleins de rubans sur le cheval a votre retour . et que lorsque vous étiez revenu à Lamy  tout le village vous attendait avec  anxiété a l’entrée de Lamy  et qu’ en voyant le cheval couvert de rubans .tous les gens  s’étaient mit à applaudir . à courir vers vous  au milieu des you you , j’essaie de me refaire la scène maman .finalement avec rien vous étiez heureux . mais voilà tu vois maman à notre époque je suis tenté de dire rien . mais non je me trompe . c’était tout . oui tout . car avec rien qui était tout vous étiez heureux . les larmes me viennent au yeux car je sais que ces choses de la vie ne reviendront jamais . je retrouve grâce une fois de plus à un gentil monsieur . le cimetière de Combes  , un tout petit cimetière à hauteur du nombres de personnes  qui habitaient Combes dans ce temps là quoii ?? 300 personnes et encore je sais pas sans doute moins . un tout petit cimetière hélàs,  le temps  à fait son œuvre .sans entretien .la nature à reprit  ses droits , ,il est juste à la sortie de Combes . dans un virage  je gravis la pente de la petite colline , car le chemin qui conduisait la tristesse et la peine depuis la route est encombré de ronces et on le devine seulement . un carré ceint de murs de pierres de  soixante mètres  sur soixante métres ,je pousse le portail  avec émotion car je sais que ici reposent ceux qui ont vécu et souffert à  Combes.   Hélàs une herbe sauvage et brûlé par le soleil  à tout envahit . je devine plus que je ne vois les emplacements des tombes .ma mémoire s’accélère car je sais que ici quelques parts pas loin de moi est enterré ton papa . mon pépé que je n’ai jamais connut car à 35 ans il s’est suicidé avec un fusil  . usé par la misère qu’il ne supportait plus , alors je refais le film de la vie à l’envers . et je parle avec lui .* toi que je n’ai pas connut tu étais mon pépé mais la vie à pas voulut que je te connaisse  , tu vois aujourd’hui je suis là .pas loin de toi , ta fille ,ma maman qui n’a jamais pû revenir aussi est là avec moi, jamais tu aurais pensé que cela puisse se faire heinn ???  et pourtant . ou es tu ?  à droite  de moi ?, devant ? derrière ? je ne sais pas .peut-être cette tombe quejej devine ou celle là la bas ? cruelle  chose de ne pas savoir avec certitude . mais je me dis que oui je suis là pas loin de toi  et écoute ce que je vais te dire .* mon pépé ! personne ne t’oublie  aujourd’ hui je suis venu voir ou tu as vécu ,ou ta fille ma  maman à vécut , aujourd hui je retrouve la base de mes racines pour quelques instants nous sommes réunit ,je t’aime .peu importe ce que fut ta vie ,je t’aime . car je n’ai eu aucun pépé lorsque j’étais enfant et cela aura manqué à ma vie terriblement  tu sais ! et lorsque je vois d’autres enfant qui se font cajoler par leur pépé  , je te le dis je suis bien triste tu sais et tout me remonte , le manque  de toi , le manque . oui le manque de toi ! tu vois ces larmes qui descendent sur mon visage  mon pépé . c’est pour te dire que je t’aime . oui je dois repartir car la vie est ainsi .tu sais je suis un déraciné , mais là bas au canada ou je vis maintenant j’ai une image nette de ta vie de votre vie à tous  et ma peine sera moins lourde à supporter . aller pépé je te laisse . je t’aime *.je me rends compte que pendant tout ce temps là mes amis m’ont attendu. Ah ! merci à vous , je sais que vous comprenez .



 

 

 



 

 

 

Nous reprenons la route de la Bounamoussa . vers Lamy ( Bouhadjar ) je ne sais pas pourquoi mais j’aime mieux dire  Bouhadjar que Lamy    sa me ressemble mieux . bien sur Bouhadjar à changé maintenant c’est une petite ville de 4000 personnes mais du temps de ma maman .c’était  un tout petit village de 300 habitants et encore je ne crois pas , la vie y était rude . voir dure ,mon papa disait souvent à ma maman cette phrase lorsqu’elle ne comprenait pas


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